Emprunter à deux

Quotité d’assurance : combien assurer sur chaque tête

La quotité, c’est la part du prêt que l’assurance remboursera si l’un des emprunteurs décède ou ne peut plus travailler. Seul, vous êtes assuré à 100 %. À deux, vous choisissez la répartition : 50/50, 70/30, 100/100… Ce choix fixe à la fois votre protection et le prix de l’assurance.

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Quotité d’assurance
de 100 à 200 %
À deux
minimum au total, en général
100 %
chaque emprunteur assuré pour tout le prêt
200 %
la quotité s’applique à chaque assuré
Par tête

La quotité, part du prêt couverte par assuré

La quotité est un pourcentage du capital emprunté, fixé pour chaque personne assurée. Elle dit jusqu’où l’assureur paiera si un sinistre touche cette personne.

Quotité d’assurance emprunteur

Pourcentage du prêt garanti sur la tête d’un assuré. En cas de décès ou de perte totale et irréversible d’autonomie, l’assureur rembourse ce pourcentage du capital restant dû. En cas d’arrêt de travail ou d’invalidité couverts, il prend en charge ce pourcentage des mensualités, selon les conditions du contrat.

C’est la banque qui fixe le niveau de couverture minimal qu’elle exige. Pour un emprunteur seul, ce minimum est presque toujours de 100 % : personne d’autre ne pourrait rembourser à sa place. Pour un couple, la règle habituelle est que la somme des quotités atteigne au moins 100 %. Au-delà, c’est vous qui choisissez, en fonction de ce que vous voulez protéger.

La quotité s’applique à toutes les garanties souscrites sur la tête de l’assuré : décès et PTIA, mais aussi incapacité de travail et invalidité lorsqu’elles sont prévues. Un assuré à 40 % ne verra donc que 40 % de ses mensualités prises en charge pendant un arrêt de travail.

Quelle répartition à deux : les options courantes

Exemple : un prêt de 250 000 €, un capital restant dû de 200 000 € au moment du décès de l’un des deux emprunteurs.

RépartitionTotal assuréSi l’emprunteur A décèdePour qui
50 % / 50 %100 %100 000 € remboursés, le survivant garde 100 000 € à rembourserRevenus proches, budget serré
70 % / 30 %100 %140 000 € remboursés, 60 000 € restent à la charge du survivantUn revenu nettement plus élevé
100 % / 50 %150 %Prêt soldé (200 000 €)Protéger le foyer contre la perte du revenu principal
100 % / 100 %200 %Prêt soldé, quel que soit l’assuré touchéProtection maximale, enfants à charge

Exemple simplifié. Le capital remboursé dépend du capital restant dû au jour du sinistre et des conditions du contrat.

Avec une couverture à 100 % au total, le prêt n’est soldé que si les deux emprunteurs sont touchés. Le survivant continue de payer sa part, avec un seul revenu. À 200 %, l’assurance rembourse tout le capital restant dû dès le premier sinistre : c’est la formule la plus protectrice, mais aussi la plus chère, puisque chacun est assuré pour la totalité du prêt.

Balance aux deux plateaux portant chacun un contrat

50/50 ou 100/100 : quel écart de prix pour vous ?

Indiquez votre prêt et vos deux profils : on chiffre chaque répartition pour que vous choisissiez en connaissant le coût réel.

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Choisir selon les revenus et la situation du foyer

La bonne question n’est pas « combien la banque exige », mais « le survivant pourrait-il payer seul ? »

Revenus proches
Une répartition 50/50 est logique ; montez à 70/70 ou 100/100 si un seul salaire ne suffit pas à payer la mensualité.
Revenus très inégaux
Calquez la quotité sur la part de chacun dans les revenus du foyer, ou assurez le revenu principal à 100 %.
Un conjoint sans revenu
Une quotité sur sa tête reste utile en cas de décès (frais de garde, réorganisation), sans forcément aller jusqu’à 100 %.
Enfants à charge
La couverture à 200 % évite au survivant de rembourser seul tout en élevant les enfants.
Investissement locatif
Les loyers couvrent une partie des mensualités : une quotité plus basse peut suffire si la banque l’accepte.
Faire le calcul avec la mensualité réelle

Prenez la mensualité du prêt et comparez-la au revenu de chacun. Si le survivant devait consacrer plus d’un tiers de son revenu à la part restante, la quotité sur la tête de l’autre est probablement trop basse.

L’effet de la quotité sur le prix et sur le questionnaire de santé

La cotisation est calculée sur le capital assuré de chaque tête. Passer d’une couverture à 100 % au total à une couverture à 200 % revient donc, à profil égal, à doubler à peu près le coût de l’assurance. Sur un prêt long, l’écart se chiffre souvent en milliers d’euros : c’est l’une des raisons pour lesquelles le coût de l’assurance de prêt varie autant d’un dossier à l’autre.

La quotité joue aussi sur le questionnaire de santé. Depuis la loi Lemoine, l’assureur ne peut demander aucune information sur votre santé lorsque la part assurée n’excède pas 200 000 € par personne et que le prêt se termine avant vos 60 ans. C’est bien la part assurée qui compte, pas le montant total emprunté.

Un même prêt, deux situations

Un couple emprunte 300 000 € sur 20 ans, les deux ont 35 ans. Assurés à 50 % chacun, la part assurée est de 150 000 € par tête : pas de questionnaire de santé. Assurés à 100 % chacun, elle passe à 300 000 € par tête : l’assureur peut alors poser des questions médicales. Le choix de la quotité change donc aussi les formalités.

Modifier sa quotité en cours de prêt

Une naissance, une séparation, un changement de revenus : la répartition choisie à la signature peut ne plus correspondre. Il est possible de la revoir, soit par avenant avec votre assureur actuel, soit en changeant d’assurance grâce à la loi Lemoine. Dans les deux cas, la banque doit donner son accord, et la nouvelle couverture doit respecter le minimum qu’elle a fixé dans l’offre de prêt.

Augmenter une quotité revient à assurer un capital plus élevé : l’assureur peut alors appliquer de nouvelles formalités médicales si vous dépassez les seuils de la loi Lemoine. Baisser une quotité est plus simple, à condition de rester au-dessus du minimum exigé.

En résumé

La quotité se choisit pour le survivant, pas pour la banque

100 % au total suffit à obtenir le prêt. Mais si un seul revenu ne permet pas de payer la mensualité, une couverture plus haute sur la tête du revenu principal, voire 200 %, est souvent le bon compromis entre prix et protection.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la quotité

Quelle quotité minimum pour un emprunteur seul ?
En pratique 100 % : la banque exige que la totalité du prêt soit couverte sur votre tête, puisque personne d’autre ne rembourserait à votre place.
Peut-on être assuré à plus de 100 % sur une même tête ?
Non. La quotité d’une personne va jusqu’à 100 %. C’est la somme des quotités des deux emprunteurs qui peut atteindre 200 %.
La quotité s’applique-t-elle aussi à l’arrêt de travail ?
Oui. Un assuré à 50 % en arrêt de travail voit la moitié de ses mensualités prise en charge, après la franchise et selon les conditions du contrat.
Peut-on choisir une quotité différente pour chaque garantie ?
Certains contrats le permettent, par exemple 100 % en décès et 50 % en incapacité. À vérifier sur la notice du contrat et avec les exigences de la banque.
Deux assureurs différents pour un couple, c’est possible ?
Oui. Chaque emprunteur peut être assuré par un contrat différent, tant que chaque contrat respecte les garanties exigées et que le total des quotités convient à la banque.
Pour aller plus loin

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Une quotité qui protège le survivant, au juste prix

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