Le socle de toute assurance de prêt

Garanties décès et PTIA : ce qu’elles remboursent

Ce sont les deux garanties que toutes les banques exigent. Elles soldent le capital restant dû si l’emprunteur décède ou perd définitivement toute autonomie, pour que ni la banque ni la famille ne restent avec le prêt. Leur fonctionnement est simple ; leurs conditions, beaucoup moins.

On vérifie quotité, âges limites et exclusions avant de comparer — devis gratuit

Garantie décès et PTIA
toutes les banques
Exigées par
remboursé à la banque
Capital restant dû
fixe la part couverte
Quotité
suicide couvert (règle générale)
Dès la 2e année

La garantie décès : ce qui se passe concrètement

Si l’assuré décède avant l’âge limite fixé par le contrat, l’assureur verse à la banque le capital restant dû, dans la limite de la quotité assurée.

La garantie décès est présente dans tous les contrats d’assurance emprunteur. Le versement est fait au prêteur, bénéficiaire du contrat, et non aux proches : il éteint tout ou partie de la dette. Le capital pris en compte est celui restant dû au jour du décès, selon le tableau d’amortissement ; les échéances impayées avant le décès restent en principe à la charge de la succession.

Les héritiers doivent déclarer le décès à la banque ou à l’assureur, avec l’acte de décès et, le plus souvent, un certificat médical précisant la cause. Les démarches détaillées figurent dans notre guide de la déclaration de sinistre.

Code des assurances

Article L132-7 : le cas du suicide

Le décès par suicide au cours de la première année du contrat n’est pas couvert ; il l’est à partir de la deuxième année. Exception : pour les contrats de groupe garantissant un prêt destiné à acheter la résidence principale, le suicide est couvert dès la souscription, dans la limite d’un plafond qui, selon l’article R132-5, ne peut pas être inférieur à 120 000 €.

La PTIA : une définition très stricte

La perte totale et irréversible d’autonomie est traitée comme un décès : l’assureur solde le capital restant dû. Mais ses deux conditions sont cumulatives.

Perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA)

Situation de l’assuré qui se trouve à la fois dans l’impossibilité totale et définitive d’exercer une quelconque activité professionnelle, et dans l’obligation absolue et présumée définitive d’avoir recours à l’aide d’une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie (se laver, s’habiller, se nourrir, se déplacer).

Service-public.fr précise que les contrats exigent souvent, en plus, que l’assuré perçoive une pension d’invalidité de la Sécurité sociale. En pratique, la PTIA correspond donc à des situations de dépendance lourde : elle joue rarement, ce qui explique qu’elle soit toujours incluse avec le décès, à un coût marginal faible.

C’est pourquoi la PTIA ne suffit pas à protéger un emprunteur qui ne peut plus travailler mais reste autonome. Ce cas relève de l’invalidité permanente totale (IPT), garantie distincte que la banque exige en général pour une résidence principale.

PTIAIPT
Activité professionnelleImpossible, toute activitéImpossible au-delà d’un taux d’invalidité
Aide d’une tierce personneObligatoireNon exigée
Prise en chargeCapital restant dûMensualités ou capital selon le contrat
FréquenceRarePlus fréquente

Repères généraux ; les définitions exactes figurent dans la notice de chaque contrat.

Fauteuil roulant vide, symbole de la perte d’autonomie

La bonne quotité pour protéger votre foyer

On calcule ce qui resterait à rembourser dans chaque scénario et on vous propose la quotité qui correspond à vos revenus.

  • Quotité expliquée
  • Un seul courtier
Obtenir mon devis gratuit

La quotité : combien l’assureur rembourse

La quotité est la part du capital couverte sur la tête de chaque emprunteur. Elle détermine directement ce que l’assureur verse.

Un emprunteur seul est assuré à 100 %. Un couple répartit la couverture : au minimum 100 % au total (50/50, 70/30…), jusqu’à 200 % si chacun est couvert sur la totalité du prêt. Plus la quotité est haute, plus la protection du survivant est forte, et plus la cotisation est élevée. Le détail des choix possibles est dans notre guide de la quotité d’assurance.

Un couple, deux quotités possibles

Un couple emprunte 240 000 €. Au décès de l’un d’eux, il reste 200 000 € à rembourser. Avec une quotité de 50/50, l’assureur verse 100 000 € : le survivant continue de rembourser l’autre moitié, soit des mensualités divisées par deux. Avec une quotité de 100/100, l’assureur verse 200 000 € et le prêt est soldé.

Âges limites et exclusions à vérifier

Le prix d’un contrat dit peu de chose de ses limites. Trois points se vérifient dans la notice.

À vérifier en priorité
  • L’âge de fin de la garantie décès, à comparer à l’âge en fin de prêt
  • L’âge de fin de la PTIA, souvent plus bas que celui du décès
  • Le délai de couverture du suicide, selon le type de contrat
  • La couverture des déplacements et séjours à l’étranger
Exclusions fréquentes
  • Les faits intentionnels de l’assuré
  • Certains sports à risque, sauf déclaration et accord
  • Les guerres, émeutes et risques nucléaires
  • Les conséquences de l’usage de stupéfiants non prescrits
Comparez à garanties égales

Un contrat moins cher qui arrête la PTIA trop tôt peut être refusé par la banque. Comparez toujours sur la base des critères listés dans la fiche personnalisée : c’est la règle de l’équivalence des garanties.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur les garanties décès et PTIA

Qu’est-ce que la garantie décès d’une assurance emprunteur ?
C’est la garantie qui prend en charge le capital restant dû si l’assuré décède avant l’âge limite du contrat. L’assureur verse la somme à la banque, à hauteur de la quotité assurée.
Quand s’active la garantie PTIA ?
Quand l’assuré ne peut plus exercer aucune activité professionnelle et a besoin, de façon définitive, d’une tierce personne pour les actes de la vie courante. Les deux conditions sont cumulatives.
Quelle différence entre PTIA et IPT ?
La PTIA suppose la dépendance à une tierce personne ; l’IPT non. L’IPT joue dès que le taux d’invalidité dépasse le seuil du contrat, même si l’assuré reste autonome.
Les héritiers doivent-ils rembourser le prêt ?
Pas la part couverte par la quotité. Si la quotité est inférieure à 100 % sur la tête du défunt, le reste du prêt fait partie de la succession ou reste à la charge du co-emprunteur.
Le suicide est-il couvert ?
À partir de la deuxième année du contrat en règle générale. Pour un contrat de groupe finançant la résidence principale, il est couvert dès la souscription, dans la limite d’un plafond d’au moins 120 000 €.
Pour aller plus loin

Pour aller plus loin

Protégez vos proches, au juste prix

Décès et PTIA aux conditions exigées par votre banque, avec la quotité qui vous convient.

  • 100 % gratuit
  • Sans engagement
  • Réponse sous 24 h